Ô chômage ...
- 25 janv. 2015
- 3 min de lecture
Je voulais faire court, mais en plus d'être lourd à vivre, le chômage est dur à expliquer.
Alors voilà un bout de ce que le chômage est pour moi, un bout de mes ressentis.
De part différentes choses, mes études m'ont lassée. Mais comme on dit : "passe ton bac d'abord !" Alors à grands coups de courage, (et de coups de pied au cul), j'ai obtenu le fameux diplôme, et par la même occassion, mis un terme aux études.
Ce que je vais vous dire ensuite, je m'en étais un peu rendu compte, mais j'en ai réllement pris conscience en parlant avec Clo y a quelque jours.
Après des vacances méritées, vu mon pétage de plomb en cours, je commence officiellement le chômage en septembre 2013. S'en suit une bonne période de somnolance. Les doutes déjà présents et le chômage, ça vous donne un super combo bien dépressif.
Curriculum vitae, lettre de motivation, candidature spontanée, ou comment sombrer...
Pleine d'envie de travailler, et de faire un joli pied de nez aux détraqueurs du "mais poursuis tes études, avec un bac tu ne feras rien." Je suis allée poser des enveloppes remplies dans toutes les boutiques qui me fesaient envie. Certes, ces boutiques ne cherchaient officiellement personne, mais j'y croyais ! Quand l'espoir rencontre la réalité, ça donne que vous n'avez aucune réponse. C'est là que je me suis enfermée sur moi-même (et je l'étais déjà pas mal...) Je n'etais plus qu'un corps, je passais mon temps à regarder séries et films 16/24H, (de préférence la nuit) avec comme seule excuse pour ma conscience "je me fais ma culture".
Octobre, je commence à me lasser des grands classiques et à force d'être à jour dans les séries je regardais tout ce qui passait. Mi-octobre, je tourne en rond dans la maison, je regarde les annonces Pôle Emploi, et déprime devant les : " 1/2 ans d'expérience exigés" " bac +2/3/4/5"
Je ne sais pas trop comment je me suis supportée et encore moins mes parents ! Ils avaient sûrement compris que le changement ne pouvait venir que de moi, et ils devaient prier pour que cela arrive vite.
Bref, un soir ma mère rentre en ayant rencontré un responsable de jardinerie, ni une ni deux, CV donné. 2/3 jours après : entretien, 1/2 semaines après : j'etais saisonnière.
J'ai signé le 13 Mars 2014 ! Tout va bien jusqu'à la fête des mères, fin de contrat.
Heureusement la joie d'avoir était active m'aide à reprendre le chômage, en positivant. Je profite des vacances pour retrouver mes amies parties aux US. Le 11 Août, départ en vacances en famille mais sans mon père, parti en pélerinage pour 3 mois, seul. Alors à la fin des vacances, pour rendre l'absence de mon père moins désagréable pour ma mère, je me suis officiellement réveillée. Je m'occupe du potager, nettoie la maison, me bouge pour passer le permis.
Octobre 2014, soit un an plus tard, et avec une expérience en plus, je me prends en main. Je passe le permis la veille de mon anniversaire, le lendemain de celui-ci j'ai le permis ! ( après un echec, mais beaucoup de travail)
J'ai donc un avantage de taille pour avoir un nouveau travail.
Décembre 2014, je deviens hôtesse de caisse pour un petit mois en grand surface.
Mais voilà c'est fini et aussi facilement que revient la grippe chaque hiver, les doutes reviennent aussi. La motivation d'avoir eu du travail m'aide à postuler aux annonces, auxquelles je peux correspondre, j'ose même de tenter ma chance sur des annonces un peu plus audacieuses. Mais l'absence de réponse (ou négative), font revenir les doutes et surtout l'effet "dépressif" que peut avoir ce satané chômage !
Tout ça pour situer les gens qui ont la chance de ne pas avoir (encore) connu ça. Tout ça pour vous dire que à vivre au quotidien c'est pas vraiment "doigts de pieds en éventail on profite du système" (déjà parce que je touche rien financièrement)
Je pense que les gens qui sont au chômage depuis longtemps c'est soit :
- Il font partie des "types" de gens peu embauchés.
- Il ont perdu le goût après 1/2... ans de recherche sans succès.
Oui, il y a sûrement des gens qui en profitent, mais en le vivant, je peux vous dire un truc :
personne n'aime être au chômage !!
Dans notre malchance, heureusement que l'on vit ça ensemble avec Clo. Les SMS n'arrêtent pas, et une bonne partie d'entre eux sont consacrés à :
- élaborer de nouvelles lettres de motivation
- se montrer des annonces l'une pour l'autre
- se remonter le moral.
C'est vous dire si ce chômage occupe nos vies ! Je vais finir sur notre nouvelle phrase de motivation :
C'est qui le patron ?!!!













Commentaires